Kinshasa: l’UDPS accuse le pouvoir d’avoir dérobé les corps de ses deux militants

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Des hommes en uniforme ont pris de force deux corps des militants de l’UDPS, tués par balles les 5 et 6 septembre 2011 à Kinshasa, aux morgues de la polyclinique Bondeko et de l’hôpital général de référence de Kinshasa. C’est ce qu’a indiqué mardi 13 septembre le secrétaire général de l’UDPS Jacquemin Shabani. Selon lui, ces corps ont été enterrés la nuit dans la clandestinité.

 

 

Au cours d’une oraison funèbre prononcée mardi au siège de l’UDPS à Kinshasa, Jacquemin Shabani a déclaré que son parti va saisir la justice. Il a qualifié cet acte de cynique et d’inhumain.

«Nous avons organisé cette cérémonie en [mémoire de deux victimes], en attendant que nos avocats se saisissent de ces faits pour porter plainte en bonne et due forme auprès des instances judiciaires compétentes», a annoncé Jacquemin Shabani.

Il a indiqué que Ladi Elale Ngalela, militant de l’UDPS, a été abattu le 5 septembre sur le boulevard Swende. Des échauffourées ont opposé, à cet endroit, les militants de l’UDPS à ceux du PPRD, le parti présidentiel, après que le leader de l’UDPS a déposé sa candidature à la présidentielle de 2011. Le siège interfédéral du PPRD situé au même endroit avait été saccagé le même jour.

La même source a dit aussi qu’un autre militant de l’UDPS, Junior Gamake Folo, a été tué le 6 septembre au siège de l’UDPS. Ce jour là, la police a étouffé une manifestation des militants de l’UDPS qui devait partir de là.

Jacquemin Shabani a accusé le pouvoir d’être la base de ces deux meurtres:

 

acquemin Shabani a accusé le pouvoir d’être la base de ces deux meurtres:

«Non satisfait d’avoir arraché la vie à ces compatriotes, le pouvoir a poussé sa barbarie jusqu’à arracher puis enterrer nuitamment les dépouilles de nos regrettés frères. Voilà pourquoi, la chapelle dressée, ce jour, ne porte pas les corps de nos illustres disparus.»

Le parti d’Etienne Tshisekedi a, néanmoins, réaffirmé sa détermination à poursuivre sa lutte pour une alternance politique en RDC.

Les autorités indexées n’ont pas encore réagi à ces accusations.